Le Bitcoin, ennemi du climat ?

Une nouvelle étude des chercheurs de l’université d’Hawaï annonce que l’émission de CO2 que la cryptomonnaie produirait si elle est utilisée à une échelle mondiale serait suffisante pour augmenter la température globale de deux degrés d’ici 2048.

 

C’est une nouvelle qui va renforcer les arguments des anti-Bitcoin. D’après une information parue sur le site Cryptonaute.fr, des chercheurs de l’université d’Hawaï affirment dans une étude parut dans la revue scientifique Nature ce 29 octobre, que la consommation électrique générée par la crypto monnaie, serait dangereuse pour notre environnement au cas où elle serait massivement utilisée.

Qui dit bitcoin dit consommation massive d’électricité!

Mais comment cela est-il possible ? Tout simplement du fait que Bitcoin utilise un système qui consomme une grande quantité d’énergie. Appelé preuve de travail (Proof of work), c’est ce système énergivore qui se charge de collecter, vérifier et inscrire les opérations des mineurs – nom donné aux utilisateurs du Bitcoin- dans sa Blockchain. Ces même mineurs consommeraient actuellement environ 29,05 TWh d’électricité par an. C’est environ 0,13% de la consommation annuelle de la planète!

 

La consommation d’énergie générée par l’usage du Bitcoin dépasse celle d’un pays comme le Qatar…

 

Les mineurs se tournent vers les énergies vertes pour le futur

Même si la technologie de plus en plus utilisée devient un véritable business, elle n’en reste cependant qu’à ses débuts. Les mineurs conscients de l’impact sur l’écologie, songeraient à privilégier les pays producteurs d’énergies renouvelables (hydro-électricité, éolienne, solaire..) comme l’Islande, le Canada ou encore le Maroc. Ainsi, les startups abandonneraient la Chine qui à ce jour, extrait 3/4 de bitcoins via l’électricité pas très chère produite par les centrales à charbon qui sont extrêmement polluantes.

 

A propos Lionel Atokre

Lionel Atokre
Journaliste et web editor ivoirien. Passionné de culture, d'écologie et de sport. Ma fibre d'écolo est née au Maroc. Le savoir faire de ce pays est un exemple à suivre pour les autres pays africains, en l’occurrence le mien. Mon souhait, c'est de faire partager en Côte d'ivoire l'expertise marocaine en matière d'action écologique.